Un article du journaliste Sylvain Cormier du journal Le Devoir sur la soirée et les résultats du concours « Ma première Place des Arts ».Voici le lien vers l’article : Ma première PdA, finale auteur-compositeur-interprète – Un banc neuf pour Benoît.
Je m’en attendais. Ça devait arriver. J’aurais aimé que M.Cormier me laisse surfer sur ma balloune un peu plus longtemps mais je me dis que ça m’apprend une chose très importante: mon métier. Oui, je vais faire réagir du monde. Oui, certaines personnes ne m’aimeront pas.
Hormis le fait que j’ai gagné le concours et que ça m’ouvre plusieurs opportunités comme la précieuse chance d’aller en France avec le spectacle du Grand 8 (quatre artistes québécois et quatre français), je suis fière d’une chose: lundi dernier, j’ai été vraie comme jamais sur scène. Vraie avec tout ce que ça comporte comme risque.
J’avais commencé timidement à Petite Vallée l’été dernier et j’avais remporté le prix de l’Audace, la tape dans le dos que j’avais besoin pour me dire: Lets go Geneviève , c’est ça la trail… toi c’est ça ton chemin. Ça m’a donné beaucoup de courage pour continuer, pour m’affirmer encore plus.
Mes chansons et moi, on ne fait qu’un. J’invente naturellement des expressions colorées qui font rire mes amis, je cherche à créer un univers cohérent entre les chansons, les présentations et la fille. La fantaisie, l’humour me libère et m’aide à dédramatiser.
Je trouve souvent que le réel est terne. Parfois, certaines chansons ressemblent à une pilule qu’on prend pour se déprimer encore plus qu’on ne l’est déjà et je pense que ça peut faire du bien de temps à autre d’avoir de la peine en gang.
Mais j’ai découvert récemment que je faisais de la chanson pour exister encore plus, pour chercher quelque chose de lumineux à l’intérieur de moi.
A Radio-Canada hier, je disais que j’avais l’impression d’être enceinte de 12 mois. Ça fait plusieurs années que je travaille mes trucs, l’École de la Chanson, Petite Vallée, Chanson en fête, puis Ma première Place des Arts ça ne fait que commencer!!! Le fait d’aller en France, pour moi, c’est un événement que j’attends depuis longtemps qui révolutionne déjà ma vie. J’veux donner de l’amour à en pitcher par les fenêtres parce que sinon ça déborde en dedans.
Je voudrais remercier M. Cormier pour une chose: merci de m’avoir préparer à ce qui s’en vient. C’est le métier qui rentre. J’assume encore plus ma façon non conventionnelle de faire de la chanson au risque de déplaire à certaines personnes.
Je vous aime,
Ge xxx