Bio

La v'là qui débarque de son Québec Geneviève Morissette ou plutôt, "la Morissette". Sa carrière artistique débute à l'âge de huit ans, la Morissette serait Cascadeuse au grand désespoir de sa mère qui la rêvait employée de banque, ou toiletteuse pour caribous. Son numéro favori consistait alors à dévaler l'escalier en tracteur, sans les mains, qu'elle réservait exclusivement à l'usage des gammes.

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J’étais seule témoin privilégiée de ses prouesses d’alors. Elle me confiait tout, ses rêves, ses désillusions, ses mèches rebelles et puis un jour, l’intrépide Geneviève, qui n’était pas encore la Morissette, a franchi le seuil de sa chambre, bien décidée à faire d’la scène. Beaucoup de scène. Plus tard, à l’adolescence, après avoir eu l’occasion d’exercer sa voix au fil de cascades plus au moins réussies, elle hérite d’un vinyle de Janis Joplin dont elle adopte illico le style capillaire. C’est la révélation. Elle sera chanteuse sur glace, et c’est en effet devant l’miroir qu’elle s’exerce en cachette durant des années. 

Elle a foulé de nombreuses scènes de concours québécois comme le Festival de la chanson de Granby où elle se distingue avec quatre prix, dont le celui des rencontres d’Astaffort dirigées par Francis Cabrel. C’est d’ailleurs là qu’elle croise Oldelaf avec qui elle compose le duo « Comme dans un film ». Fraichement débarquée à Paris au début de l’année 2015 avec sa valise (et moi), avec la ferme intention de mettre ses maudits cousins à genoux, la Morissette y a, petit à petit, fait son nid. 

J’étais là, quelque part, dans la foule à l’Olympia en juin 2014 lorsque Lynda Lemay l’a invitée à la rejoindre sur scène pour chanter en rappel de ses concerts . Je l’ai vue, fébrile, avancer vers la scène, saisir le micro (j’étais un peu jalouse) puis en un instant se métamorphoser en showgirl flamboyante. La chanteuse avait pris le pouvoir, offrant ce qu’elle a de meilleur, sa fougue, sa gaucherie désarmante, sa parlure ben québécoise assumée, sa sincérité et sa voix. Elle était là tout’ nu d’vant nous et j’ai vu le public tomber en amour, tout de suite, inconditionnellement. 

Elle ne devait rester que deux semaines à Paris, mais n’est jamais repartie. Son premier album « Me v'là » est sorti en France avant de sortir au Québec, du jamais vu depuis Félix Leclerc. Salué par la critique notamment dans Télérama, l'Obs et RTL, on la compare à Lynda Lemay ou encore à ses parents artistiques, Diane Dufresne et Robert Charlebois. Ce dernier a d'ailleurs parlé d'elle sur le plateau de Vivement Dimanche Prochain, animé par Michel Drucker. 

Véritable bête de scène, je l'ai vue sur les planches des scènes parisiennes comme Les Trois Baudets, le Café de la Danse et la Cigale en plus de participer à d'importants concerts en faveur de la francophonie pour l'Académie Charles Cros et pour l'Office International de la Francophonie lors de la fête de la musique en 2016 diffusée sur RFI. Fière de défendre sa culture à l'international, elle a reçu de M. Jacques Krabal, député-maire de Château-Thierry, la médaille de l'Assemblée Nationale. Elle est, aussi, pour l'année 2017, marraine de la Francophonie de la ville de Château-Thierry. 

J’ai été proche de Geneviève à chaque étape de sa vie. En ce moment, elle se produit sur la scène du Don Camilo, un mythique cabaret parisien situé en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés où Charles Trenet et Léo Férré ont débuté. En la voyant sur scène, tu comprendras ce que j'ai ressenti la première fois. C’est une artiste vibrante, drôle et généreuse. Tu ne le sais pas encore mais tu es toute sa vie. 

Cordialement, 

Sa brosse à cheveux